Hôtel de Ville, prison médiévale et loge

Hôtel de Ville

La pierre, le fer et le bois forment encore l’essence de l’ancien Palais des évêques de Tortosa, qui accueille l’actuelle Casa de la Vila. Construit au XVe siècle, c’est un exemple splendide de gothique valencien, comme l’illustrent ses fenêtres à arcs trilobés.

Lors d’un bombardement au cours de la Guerre civile, la façade du carrer Sant Vicent fut entièrement détruite, avant d’être reconstruite en 1940.

Plusieurs rénovations se sont ensuite succédées, la dernière ayant été réalisée en 1981 pour récupérer la beauté gothique d’origine en révélant deux arcs monumentaux du salon principal et d’autres détails architecturaux jusqu’alors cachés.

Blason de Cabanes taillé en pierre, sur la façade de l’hôtel de ville. Trois tours correspondant à l’union de ses trois châteaux : Miravet, Albalat et Sufera.

VOUS SEREZ SURPRIS DE SAVOIR…

Son arcade magnifique sur le carrer Sant Mateu conserve encore d’anciens signes gravés à la pierre par les tailleurs. À Cabanes, on trouve de nombreuses constructions du Moyen Âge et de l’époque moderne avec ces marques étranges qui indiquent le mode de coupe, la qualité, voire la disposition des pierres.

prison médiévale

Sous l’arcade sur laquelle se dresse l’ancienne loge où le mustaçaf ou almotacén (vérificateur de poids et mesures) exerçait son métier, on trouve l’ancienne prison médiévale masculine. Elle fut construite au XVe siècle et à l’image de toutes les forteresses, elle avait ses cachots.

La prison était constituée de trois pièces. Une première salle qui accueillait la figure du gardien ou directeur de prison, et deux autres salles plus petites où la lumière n’entrait qu’à peine. On y enfermait les délinquants, généralement des voleurs. Il y avait également une prison féminine, située à l’intérieur du bâtiment de la mairie actuelle.

VOUS SEREZ SURPRIS DE SAVOIR…

Au Moyen Âge, le délinquant restait en prison à peine quelques jours, c’est-à-dire entre le moment de son arrestation et celui du procès. Cela permettait d’éviter qu’il ne s’échappe avant d’être jugé. Il risquait des sanctions économiques et même l’exil, mais les châtiments les plus habituels étaient corporels : coups de fouet, marquage au fer et supplices en tout genre.